A propos des gaz de schiste
Je partage avec vous la nécessaire vigilance face à cette méthode d’extraction hautement polluante
L’exploration des gaz et huiles de schiste a donné lieu, depuis plusieurs mois à une série de débats parlementaires et une forte expression d’inquiétudes de la part des populations locales.
Il est de mon devoir de m’adresser à vous pour vous dire la vérité sur cette question des gaz de schiste. Le sujet est assez grave pour ne laisser entretenir aucun doute, ni ambigüité.
En ce sens, la loi promulguée le 13 juillet interdit l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sur le territoire national.
Les trois permis d’exploitation du Sud de la France, pour les régions de Nant (Aveyron), Villeneuve-de-berg et Montélimar, ont été supprimés par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, car ils ne concernaient que les gaz de schiste.
Les permis de recherche d’hydrocarbures non abrogés ont une durée de vie limitée à 3 à 5 ans. Leurs détenteurs ne pourront pas faire de forage sans information et consultation du public et sans encadrement technique par arrêté préfectoral. Dans tous les cas, la fracturation hydraulique est interdite. Depuis le 30 juin 2011, la France est devenue le premier pays à refuser la fracturation hydraulique.
Pour compléter ce dispositif, un rapport remis par des experts à Madame le Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, propose des outils pour « trouver un équilibre entre production et protection ». Parmi 40 propositions, la création d’un haut conseil des ressources minières pour plus de transparence.
Je partage avec vous la nécessaire vigilance face à cette méthode d’extraction hautement polluante, ceci dit je ne cautionne pas les utilisations abusives d’un tel débat, et les pratiques extrêmes de certains défenseurs ou de certains nautisme.

